samedi 18 août 2012

Jour 89 - St. John’s, Terre-Neuve : La fin du voyage!

Et voilà! Nous sommes arrivés à St. John’s vendredi soir, dans la pluie et avec un vent de face tout le long de notre dernier bout de chemin. Comme François disait, nous sommes partis avec une température de merde, alors faut bien qu’on finisse dans les mêmes conditions! N’empêche que nous avons la chance d’avoir un endroit au sec ici, à St. John’s, car nous logeons présentement chez les filles d’un couple qui nous ont accueilli à Crooked Lake et où nous avons pris notre dernier «day off» pour aller faire du canot. Nous avons un peu plus mis de côté notre vie sauvage ces derniers jours, car nous avons usé un peu plus de la bonté des gens pour mettre notre tente sur leur terrain. Cela nous a permis d’avoir des douches plus souvent et d’en apprendre davantage sur la culture des Newfies. Surtout que ces derniers jours ont été plus pluvieux, plus frais, et les côtes vraiment plus difficiles dans cette partie de Terre-Neuve nous ont tirés plus d’énergie, et nous apprécions vraiment cette petite incursion de temps en temps. Bon, pour revenir à nos moutons, nous avons bel et bien traversé le Canada en vélo!!!!! YEAHHHH!!! De Vancouver à St. John’s, nous avons parcouru 8194,2 kilomètres sur un total de 89 jours, dont 79 jours de pédalage! Que faisons-nous maintenant? Eh bien, on s’amuse à St-John’s, à visiter la statue de Terry Fox, le célèbre downtown, Signal Hill et Quidi Vidi village ainsi que la brasserie. Nous devrons retourner sur nos vélos lundi car nous devons nous rendre à Argentia, 133 kms d’ici afin d’aller prendre le traversier pour North Sydney mardi soir, à 7pm. Ce traversier dure 14 heures, et nous serons ramenés à Québec par mes parents! Et voilà tout! Merci à tous ceux qui ont contribué à ce que notre voyage devienne une expérience inoubliable et qui nous ont permis de mener à terme notre traversée du Canada à vélo! Merci, merci , merci!!

jeudi 9 août 2012

Jour 81 - Parc National du Gros Morne, Terre-Neuve

Notre traversée vers Port-aux-Basques fut assez rapide (4h30). Nous avons également rencontré un couple de la Norvège ayant commencé leur aventure en Argentine, se dirigeant vers le nord de Terre-Neuve, et qui repartiront en avion vers l’Islande, le Danemark puis de retour chez eux! Wow! Puis nous, pendant ce temps, on admire le paysage spectaculaire de Terre-Neuve, et on profite du pauvre achalandage de la Transcanadienne: la seule route à Terre-Neuve! La commodité avec cette province est qu’il y a des cours d’eau partout et que c’est une province tellement sécuritaire qu’on ne peut avoir peur de rien ni personne. Même les ours ici sont pacifiques : ils se cachent dans la forêt et on ne les voit pratiquement jamais! Nous n’avons pas encore eu la chance de voir un orignal, et pourtant, il y en a de l’orignal ici! C’est 120 000 orignaux pour une population d’à peu près 500 000 habitants. Peut-être parce qu’ils sont si peu, ou parce qu’ils sont isolés du Canada, mais les Newfies sont des gens vraiment très sympatiques. Nous avons dormi sur le terrain de quelqu’un à notre arrivée, après une baignade intime dans la rivière. Ces gens repartaient vers leur demeure, mais nous ont invité à prendre le thé et à mettre notre tente à côté de leur roulotte-chalet, près d’une table à pique-nique et où nous avons eu des lumières de décoration pour ajouter à notre plaisir. C’est tellement facile de trouver un coin tranquille, près d’un ruisseau! Puis même si les services sont assez rares, nous réussissons tout de même à nous procurer de l’eau sur des distances raisonnables! Puis dans la ville de Deer Lake, nous avons, en fait,... François a cogné chez quelqu’un pour qu’on puisse mettre notre tente dans leur cour! Et le propriétaire a dit oui, et nous a apporté 6 bières pendant la soirée! Ce que les gens ne comprennent pas, c’est qu’en dépensant autant d’énergie pendant une journée, après deux bières on est déjà pompette! En tout cas, hier nous sommes rentrés dans le Parc National de Gros Morne, qui fait partie du Patrimoine mondial de l’Unesco! Très montagneux ( surtout en vélo), mais ça vaut vraiment le détour! C`est magnifique, les Tablands, une terre ayant surgie du fond de la mer, on fait que cet emplacement devienne un parc national. Même si je voudrais tout vous décrire, c’est impossible: vous devriez y aller vous même! Nous avons mangé du poisson frais hier, donné gracieusement par des pêcheurs (du macro, le poisson) et nous planifions trouver un endroit sauvage pour se camper, mais le gars du camping où nous ne faisions que manger sur les tables à pique-nique, nous a offert de rester gratuitement, avec douche en plus! On visite encore aujourd’hui, à peine car cela prendrait au moins une semaine pour tout voir, et nous repartirons demain direction St-John`s, à 644 kms de Deer Lake, donc à peu près à une semaine d`ici!

samedi 4 août 2012

Jour 76 - North Sydney, Nouvelle-Écosse

De Charlottetown, ÎPÉ, nous avons pris le chemin de la confédération, un ancien chemin de fer transformé en piste cyclable. C’est super car c’est à peu près que du plat, sauf qu’on ne voit rien de l’île. Nous reprenons la route normale jusqu’à East Point. Nous passons par la fameuse plage Bassin Head, où un François tout heureux peut sauter dans l’eau à partir d’un pont. puis retournons vers le sud de l’Île pour prendre le ferry qui nous mène à Caribou, en Nouvelle-Écosse. Dans le but d’aller à Halifax, nous partons vers l’ouest. Après avoir dormi dans une cour, puis s’être fait inviter pour la douche chez le voisin, nous décidons de ne pas aller jusqu’à cette grande ville. La journée 73 fut la plus difficile depuis le début de notre voyage. Nous avions déjà eu du vent dans la figure ou de la pluie toute la journée, mais jamais les deux en même temps, en rajoutant les côtes de la Nouvelle-Écosse! Néanmoins, on partage un camping avec une autre cycliste ce soir-là, puis on se rend à Whycocomagh, où nous cognons encore à une maison pour mettre notre tente en sécurité sur leur terrain. Hier, journée chaude, mais ensoleillée, en passant un petit peu sur la Cabot Trail, car nous suivons l“autoroute pour se rendre à North Sydney. Nous avons dû monter le Mont Kelly.... sommet à 250 m... ça fait quelque peu bizarre d’être au sommet de cette montagne. C’est comme si on est trop habitué aux grosses montagnes et qu’il manque un 1 avant le 250! Nous sommes présentement tenté en arrière de chez quelqu’un qui nous laisse passer deux nuits, pour profiter d’une journée de congé aujourd’hui. Nous partirons sur le ferry de demain, direction vers notre toute dernière province: Terre-Neuve (Port-aux-basques)!!!

dimanche 29 juillet 2012

Jour 70 - Charlottetown, Île-du-Prince-Edouard

Nous voici ce matin à l'île-du-Prince-Édouard. En résumé, nous sommes partis de St-Louis-de-Kent il y a deux jours, en n'ayant pas la chance de voir le plus gros drapeau acadien de la province. Il avait été descendu pour réparation. Nous avions ensuite continué jusqu'à Bouctouche, le pays de la Sagouine. Nous avons goûté pour la première fois à la typique poutine râpée acadienne: une patate en purée dans laquelle on y a ajouté du porc et que l'on fait bouillir en boule. C'est bon seulement si l'on y met une tonne de cassonnade! Ce soir-là, on se campe en arrière d'une bute! Belle cachette! Ensuite, hier, Nous avons traversé à Î-P-É grâce à une navette, car les vélos ne sont pas autorisés sur le Pont de la Confédération. Nous avons continué notre route jusqu'à Charlottetown, où nous logeons présentement chez une fille que nous avions rencontré à l'enseigne du BC en travesant pour l'Alberta. C'est spécial de revoir une personne que nous avons rencontré sur la route au début du voyage! Nous en sommes bien heureux! Nous devrions faire la côte Est en deux ou trois jours, en prenant le chemin de la confédération, un ancien chemin de fer!

jeudi 26 juillet 2012

Jour 67 - Saint-Louis-de-Kent, Nouveau-Brunswick

Le Québec s'est en somme bien déroulé. Nous avons eu petit égarement après avoir bifurqué à Sainte-Flavie,vers la vallée de la Matapédia, qui nous a amené à Padoue, une ville qu'aucun cycliste ne souhaite aller dans sa vie à cause des multiples côtes gigantesques et à inclinaison élevée. Nous ne nous rendons qu'à St-Moïse, où un gars nous permet de nous tenter en arrière d'un centre sportif.Jour 62, On traverse la vallée en longeant la rivière à saumons. C'est vraiment un bel endroit, avec quelques pêcheurs à mouche ici et là. Nous dormons à Matapédia, avec une autre cycliste, près du centre Sport Nature. Nous rentrons ensuite au Nouveau-Brunswick par Campbellton. La différence est notable. Les automobilistes sont vraiment courtois, et les seuls qui vont vites, sont Québécois. Nous allons suivre la côte acadienne, qui nous rallonge, mais qui sera plus calme et qui nous permettra de voir la mer. Le seul problème est que la mer n'est pas souvent perceptible à cause de la dense végétation et de la pauvreté du Nouveau-Brunswick. Nous avançons l'heure ce jour-là, et notre urgent besoin de se laver les cheveux nous oblige à prendre un camping sur le bord de l'eau, la Gaspésie en arrière-paysage. Jour 64, nous pédalons, en voulant se rendre à Caraquet, à la recherche de Cayouche, mais nous en avions assez avant d'y arriver, alors on cogne chez un monsieur à Janeville pour se tenter sur son terrain fourni d'arbres. La pluie s'en vient! Ce soir-là, on peut dire que nous avons mal mangé... nous avions une bouffe déshydratée, un poulet bbq, qui goûte vraiment, mais tellement mauvais, que nous ne finissons même pas notre nourriture. Nous, petits cyclistes affamés, on passe à travers toutes nos provisions. Nous aurons besoin d'une bonne épicerie le lendemain. Jour 65, il pleut, beaucoup même! Notre route ne nous mène pas très loin. Nous nous sommes faits inviter pour la nuit, et décidons d'arrêter à 14h30 cette journée-là. Le lendemain, le soleil est de retour! Nous continuons encore sur la route du littoral, à travers la péninsule acadienne, Caraquet et Tracadie-Sheila. Nous nous arrêtons à New Jersey, dans le but de mettre notre tente près de la rivière. Quelle n'est pas notre surprise lorsqu'on voit un bébé ours courir tout près de nous... oups, une maman ours ne doit surement pas être très loin. Nous décidons donc de ne pas dormir dans le bois, et cognons chez une dame pour y mettre notre tente en sécurité. Finalement, aujourd'hui, nous aboutissons à Saint-Louis-de-Kent, chez un acadien membre du Warmshower. Un bon souper, une douche chaude et nous serons prêts pour L'île-du-Prince-Édouard samedi!

vendredi 20 juillet 2012

Jour 61 - Le Bic

Nous voilà maintenant à deux jours du Nouveau-Brunswick. Après Montréal , nous sommes passé par la 138, le chemin du roi, vers Sorel. De là, nous avons pris le traversier pour rouler sur la 132: grosse erreur. Nous n'avons roulé que quelques kilomètres et je crois que nous aurions pu mourir 20 fois. Mes parents sont venus nous chercher et nous avons passé deux jours à Drummondville avant de se faire porter jusqu'au traversier pour retourner sur la 138. Nous avons ensuite passé la nuit à Batiscan, près des jeux d'eau pour une douche bien froide. Arrivés à Québec, nous devons dire que c'est bien étrange de pédaler dans une ville que l'on connaît si bien, mais en tant que touriste. Dodo chez des amis, puis on repart sous la pluie. François ayant fait un flat, on ne dépasse pas Montmagny, où on dort en arrière d'une école. Camping à Rivière-du-loup partagé avec un cycliste, puis hier, au Bic, où nous avons été invité chez des gens après un petit show de néo-trad. Nous repartons maintenant pour Amqui, avec du soleil.

mercredi 11 juillet 2012

Jour 52- Montréal, Québec

Après notre petit arrêt à Deep River, nous reprenons la route en direction de Québec, en passant par Petawawa et en quittant finalement l'autoroute pour de bon! Nous dormons aux abords de la frontière du Québec, à Shawville. En faisant l'épicerie, François se fait demander d'où il est originaire... euh.. du Québec, il répond. Ils ne connaissent rien du français, ce soir-là on ne se croit pas au Québec. La fête avait commencé dans le terrain de camping que nous avions trouvé. 11h30 du soir, nous défaisons la tente, remettons tout sur nos vélos et repartons à la recherche d'un autre terrain avec nos lampes frontales. On trouve la Route Verte, et on se campe à côté. Le sommeil sera court, car on se lève à 6h00 le lendemain matin. Nous sommes accueillis par un troupeau de vaches curieuses le matin. Nous ne sommes séparés que d'une clôture avec elles. On suit la route verte, puis on retombe sur la 148, où il n'y a pas d'accotement pour nous, et où on se sent bien petits sur la route. Les automobilistes sont moins conviviaux que dans les autres provinces. Arrivé à Gatineau, c'est le paradis pour nous. Le réseau cyclable est vraiment bien aménagé. On rejoint ma famille ce soir-là, pour un succulent souper en français! On repart que vers les 12h30 pour Grenville-sur-la-rouge. Le camping labàs est 22$, un peu trop pour notre budget... on rentre dans le camping et on se tente dans la forêt à côté,à l'abris des voyeurs, pour partir tôt le matin. En passant à Oka, on passe par la réserve indienne, où la cigarette service-au-volant est probablement le seul service x 1000 que l'on peut avoir. Cela en est ridicule! On se rend jusqu'à la fromagerie d'Oka, pour y manger un fromage Oka, bien sûr! Nous passons ensuite sur la route verte encore une fois pour se diriger vers Laval, puis Montréal. C'est probablement la ville qui déteste le plus les vélos sur la route! Et nous, avec nos grosses sacoches, c'est pas évident. Nous ne réussissons même pas à passer sur les trottoirs car les piétons ne veulent pas nous laisser de place. C'est vraiment tout un casse-tête. Nous arrêtons chez les parents à François pour la nuit, et pour une journée de congé aujourd'hui, ici à Montréal! Nous avons passé le cap des 5000 km de notre périple, et cela faisait 16 jours que nous ne nous étions pas arrêtés une journée complète, et nous devons fêter nos 50 jours, selon François, donc tout est propice à la fête, qui s'étirera aussi à Drummondville les prochains jours!