dimanche 29 juillet 2012
Jour 70 - Charlottetown, Île-du-Prince-Edouard
Nous voici ce matin à l'île-du-Prince-Édouard. En résumé, nous sommes partis de St-Louis-de-Kent il y a deux jours, en n'ayant pas la chance de voir le plus gros drapeau acadien de la province. Il avait été descendu pour réparation. Nous avions ensuite continué jusqu'à Bouctouche, le pays de la Sagouine. Nous avons goûté pour la première fois à la typique poutine râpée acadienne: une patate en purée dans laquelle on y a ajouté du porc et que l'on fait bouillir en boule. C'est bon seulement si l'on y met une tonne de cassonnade! Ce soir-là, on se campe en arrière d'une bute! Belle cachette! Ensuite, hier, Nous avons traversé à Î-P-É grâce à une navette, car les vélos ne sont pas autorisés sur le Pont de la Confédération. Nous avons continué notre route jusqu'à Charlottetown, où nous logeons présentement chez une fille que nous avions rencontré à l'enseigne du BC en travesant pour l'Alberta. C'est spécial de revoir une personne que nous avons rencontré sur la route au début du voyage! Nous en sommes bien heureux! Nous devrions faire la côte Est en deux ou trois jours, en prenant le chemin de la confédération, un ancien chemin de fer!
jeudi 26 juillet 2012
Jour 67 - Saint-Louis-de-Kent, Nouveau-Brunswick
Le Québec s'est en somme bien déroulé. Nous avons eu petit égarement après avoir bifurqué à Sainte-Flavie,vers la vallée de la Matapédia, qui nous a amené à Padoue, une ville qu'aucun cycliste ne souhaite aller dans sa vie à cause des multiples côtes gigantesques et à inclinaison élevée. Nous ne nous rendons qu'à St-Moïse, où un gars nous permet de nous tenter en arrière d'un centre sportif.Jour 62, On traverse la vallée en longeant la rivière à saumons. C'est vraiment un bel endroit, avec quelques pêcheurs à mouche ici et là. Nous dormons à Matapédia, avec une autre cycliste, près du centre Sport Nature. Nous rentrons ensuite au Nouveau-Brunswick par Campbellton. La différence est notable. Les automobilistes sont vraiment courtois, et les seuls qui vont vites, sont Québécois. Nous allons suivre la côte acadienne, qui nous rallonge, mais qui sera plus calme et qui nous permettra de voir la mer. Le seul problème est que la mer n'est pas souvent perceptible à cause de la dense végétation et de la pauvreté du Nouveau-Brunswick. Nous avançons l'heure ce jour-là, et notre urgent besoin de se laver les cheveux nous oblige à prendre un camping sur le bord de l'eau, la Gaspésie en arrière-paysage. Jour 64, nous pédalons, en voulant se rendre à Caraquet, à la recherche de Cayouche, mais nous en avions assez avant d'y arriver, alors on cogne chez un monsieur à Janeville pour se tenter sur son terrain fourni d'arbres. La pluie s'en vient! Ce soir-là, on peut dire que nous avons mal mangé... nous avions une bouffe déshydratée, un poulet bbq, qui goûte vraiment, mais tellement mauvais, que nous ne finissons même pas notre nourriture. Nous, petits cyclistes affamés, on passe à travers toutes nos provisions. Nous aurons besoin d'une bonne épicerie le lendemain. Jour 65, il pleut, beaucoup même! Notre route ne nous mène pas très loin. Nous nous sommes faits inviter pour la nuit, et décidons d'arrêter à 14h30 cette journée-là. Le lendemain, le soleil est de retour! Nous continuons encore sur la route du littoral, à travers la péninsule acadienne, Caraquet et Tracadie-Sheila. Nous nous arrêtons à New Jersey, dans le but de mettre notre tente près de la rivière. Quelle n'est pas notre surprise lorsqu'on voit un bébé ours courir tout près de nous... oups, une maman ours ne doit surement pas être très loin. Nous décidons donc de ne pas dormir dans le bois, et cognons chez une dame pour y mettre notre tente en sécurité. Finalement, aujourd'hui, nous aboutissons à Saint-Louis-de-Kent, chez un acadien membre du Warmshower. Un bon souper, une douche chaude et nous serons prêts pour L'île-du-Prince-Édouard samedi!
vendredi 20 juillet 2012
Jour 61 - Le Bic
Nous voilà maintenant à deux jours du Nouveau-Brunswick. Après Montréal , nous sommes passé par la 138, le chemin du roi, vers Sorel. De là, nous avons pris le traversier pour rouler sur la 132: grosse erreur. Nous n'avons roulé que quelques kilomètres et je crois que nous aurions pu mourir 20 fois. Mes parents sont venus nous chercher et nous avons passé deux jours à Drummondville avant de se faire porter jusqu'au traversier pour retourner sur la 138. Nous avons ensuite passé la nuit à Batiscan, près des jeux d'eau pour une douche bien froide. Arrivés à Québec, nous devons dire que c'est bien étrange de pédaler dans une ville que l'on connaît si bien, mais en tant que touriste. Dodo chez des amis, puis on repart sous la pluie. François ayant fait un flat, on ne dépasse pas Montmagny, où on dort en arrière d'une école. Camping à Rivière-du-loup partagé avec un cycliste, puis hier, au Bic, où nous avons été invité chez des gens après un petit show de néo-trad. Nous repartons maintenant pour Amqui, avec du soleil.
mercredi 11 juillet 2012
Jour 52- Montréal, Québec
Après notre petit arrêt à Deep River, nous reprenons la route en direction de Québec, en passant par Petawawa et en quittant finalement l'autoroute pour de bon! Nous dormons aux abords de la frontière du Québec, à Shawville. En faisant l'épicerie, François se fait demander d'où il est originaire... euh.. du Québec, il répond. Ils ne connaissent rien du français, ce soir-là on ne se croit pas au Québec. La fête avait commencé dans le terrain de camping que nous avions trouvé. 11h30 du soir, nous défaisons la tente, remettons tout sur nos vélos et repartons à la recherche d'un autre terrain avec nos lampes frontales. On trouve la Route Verte, et on se campe à côté. Le sommeil sera court, car on se lève à 6h00 le lendemain matin. Nous sommes accueillis par un troupeau de vaches curieuses le matin. Nous ne sommes séparés que d'une clôture avec elles. On suit la route verte, puis on retombe sur la 148, où il n'y a pas d'accotement pour nous, et où on se sent bien petits sur la route. Les automobilistes sont moins conviviaux que dans les autres provinces. Arrivé à Gatineau, c'est le paradis pour nous. Le réseau cyclable est vraiment bien aménagé. On rejoint ma famille ce soir-là, pour un succulent souper en français! On repart que vers les 12h30 pour Grenville-sur-la-rouge. Le camping labàs est 22$, un peu trop pour notre budget... on rentre dans le camping et on se tente dans la forêt à côté,à l'abris des voyeurs, pour partir tôt le matin. En passant à Oka, on passe par la réserve indienne, où la cigarette service-au-volant est probablement le seul service x 1000 que l'on peut avoir. Cela en est ridicule! On se rend jusqu'à la fromagerie d'Oka, pour y manger un fromage Oka, bien sûr! Nous passons ensuite sur la route verte encore une fois pour se diriger vers Laval, puis Montréal. C'est probablement la ville qui déteste le plus les vélos sur la route! Et nous, avec nos grosses sacoches, c'est pas évident. Nous ne réussissons même pas à passer sur les trottoirs car les piétons ne veulent pas nous laisser de place. C'est vraiment tout un casse-tête. Nous arrêtons chez les parents à François pour la nuit, et pour une journée de congé aujourd'hui, ici à Montréal! Nous avons passé le cap des 5000 km de notre périple, et cela faisait 16 jours que nous ne nous étions pas arrêtés une journée complète, et nous devons fêter nos 50 jours, selon François, donc tout est propice à la fête, qui s'étirera aussi à Drummondville les prochains jours!
vendredi 6 juillet 2012
Jour 47 - Deep River, Ontario
Nous n’avons pas grand chose à dire sur l’Ontario... À part que c’est une longue province! Pour ceux qui ne connaissent pas la chanson de Mononc Serge sur l’Ontario, ça vaut la peine de l’écouter, elle dit tout vrai! En vélo, c’est vraiment pas l’idéal. C’est super dangereux, car l’accotement est presque inexistant, et nous roulons sur une autoroute, (je dirais pratiquement la seule route de la province) donc le traffic est atroce et les à ne plus finir. Mais bon, ça fait partie du voyage! Les services sont éloignés ou inexistants parfois sur la route. Ce qui veut dire que les seuls villages que nous rencontrons, sont soient petits, où aussi gros que Sudbury ou North Bay (50 000 habitants), mais qui n’ont ni camping, ni endroit raisonnable où coucher. Des villes folles à traverser en vélo! Nous avons dormi dans un camping abandonné une nuit, en arriére de l’information touristique à North Bay, partager le terrain de camping d’un RV, sur un terrain d’un homme qui laisse son espace gratuit pour les campeurs, toutes sortes de campings peu coûteux! Nous avons aussi cueilli des bleuets sauvages à profusion! Aujourd’hui, nous battons notre record de kilomètres: 172 ! Nous nous sommes réveillés à 5h30, car le traffic nous empêchait de dormir, et nous avons pris la route à 6h30. Nous voulions aussi être à Deep River ce soir, car nous pouvions avoir un warmshower, donc une douche enfin, au lieu d’une rivière! Le problème aujourd’hui est qu’il faisait terriblement chaud, et que la route était une vrai montagne russe. Nous avons fait plus de montées et de descentes que dans l’ouest! Heureusement, nous avions déjà 100 kms de parcourus à l’heure du dîner, où nous avons pris une petite baignade dans un lac. Nous sommes arrivés vers 18h30, ce qui n’est pas si mal. Nous passerons au Québec probablement demain, en empruntant la route 148, qui nous amènera jusqu’à Ottawa pour dimanche, où nous irons chez ma tante pour la nuit. Ce sera une belle entrée dans notre chère province!
dimanche 1 juillet 2012
Jour 42 - Sault Ste Marie, Ontario
La route que nous prenons après Marquette longe le Lac Supérieur pour 70 km. Nous recevons un petite brise tout en admirant le paysage. Nous nous arrêtons pour dîner près du bord de la plage pour nous tremper les pieds. La route 28 que nous suivons par la suite est longue, plate et bondée de forêts. Nous allons jusqu’à Seney, dans un petit camping municipal, où nous sommes obligés de nous laver dans la rivière, encore une fois. Nous partons tôt le matin, pour ne pas payer... c’est rendu une routine quoi! On se paye la traite le matin par contre: un déjeûner au restaurant avec service... le premier vrai luxe du voyage! Avec plus d’argent américain que nécessaire, nous faisons des folies! Cette même journée nous mène à Brimley, un bel endroit près du lac. Les campings cependant sont dispendieux: 21$ la nuit, pour le camping provincial. Ouch! Nous allons juste un petit peu plus loin, où un camping privé complètement vide nous offre un prix un peu plus abordable. Nous avons les douches juste pour nous! Nous mangeons un macaroni au fromage innové, fait de légumes, pâtes et soupe au fromage, le tout garni d’une brique de fromage. Ce matin, dimanche, nous nous réveillons plus tard, prenons notre temps, car nous n’allons qu’à Sault Ste Marie... ce qui nous fera une journée de 35 km environ. Nous sommes tout joyeux de retourner au Canada. Aussi, nous disons-nous, nous n’aurons plus à expliquer où est St. John“s... Les douanes sont faciles, il fait beau et nous arrivons en Ontario en début d’après-midi. On se dirige directement vers la tente des festivités, on mange des hot dogs et on reçoit des cupcakes gratuits! Nous nous rendons à un Bike Shop, qui offre un camping, douche et toilettes grauit pour les cyclotouristes!! Woww! On avait cependant un contact de la part de notre warmshower à Marquette, donc nous profitons d’un endroit bien à l’intérieur avec un bon souper, et un lit moelleux qui nous attend. Nous irons bien sûr admirer les feux d’artifices sur le Lac Supérier dans quelques minutes.. Nous n’avons jamais été aussi content d’être au Canada!
Inscription à :
Commentaires (Atom)